J’arrive à Pau le vendredi 21 novembre et, à l’instar de cet aimable moustachu tout droit sorti des années 1900, vous envoie le bonjour. Je me réjouis de retrouver cette belle aquitaine, fière cité gasconne campée au pied des Pyrénées, où déambulèrent jadis Henri IV et Paul-Jean Toulet. Si je ne bois pas tout le vignoble de Jurançon, j’espère rester assez lucide pour signer Prends garde à la douceur des choses. Paul-Jean Toulet, une vie en morceaux à la librairie Tonnet, véritable institution paloise. Si je n’abuse pas non plus de la garbure roborative, je prendrai part également à la Fête du livre.
Pour connaître le programme de la manifestation Pau fête le livre, qui se déroulera les vendredi 21, samedi 22 et dimanche 23 novembre dans le Hall Béarn du Parc des Expositions de Pau, je vous invite à cliquer ici.
J’y serai le samedi 22 novembre à 11h30, dans le cadre du Café littéraire, en compagnie de la lectrice Catherine Favergeat, pour y parler de Paul-Jean Toulet, enfant prodige de la ville, qu’il évoqua si souvent dans ses poèmes et ses proses. Il y fut très heureux et infiniment triste. Il y mena une vie bohème et nonchalante, fréquenta le casino, les cafés, les grands hôtels et les petites femmes. Il y connut aussi une ingénue qui lui inspira ce poème:
D’une amitié passionnée
Vous me parlez encor,
Azur, aérien décor,
Montagne Pyrénée,
Où me trompa si tendrement
Cette ardente ingénue
Qui mentait, fût-ce toute nue,
Sans rougir seulement.
Au lieu que toi, sublime enceinte,
Tu es couleur du temps:
Neige en Mars; roses du printemps…
Août, sombre hyacinthe.
