Les mots, l'émoi ...

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19 novembre 2008

Pau fête le livre


J’arrive à Pau le vendredi 21 novembre et, à l’instar de cet aimable moustachu tout droit sorti des années 1900, vous envoie le bonjour. Je me réjouis de retrouver cette belle aquitaine, fière cité gasconne campée au pied des Pyrénées, où déambulèrent jadis Henri IV et Paul-Jean Toulet. Si je ne bois pas tout le vignoble de Jurançon, j’espère rester assez lucide pour signer Prends garde à la douceur des choses. Paul-Jean Toulet, une vie en morceaux à la librairie Tonnet, véritable institution paloise. Si je n’abuse pas non plus de la garbure roborative, je prendrai part également à la Fête du livre.
Pour connaître le programme de la manifestation Pau fête le livre, qui se déroulera les vendredi 21, samedi 22 et dimanche 23 novembre dans le Hall Béarn du Parc des Expositions de Pau, je vous invite à cliquer ici
J’y serai le samedi 22 novembre à 11h30, dans le cadre du Café littéraire, en compagnie de la lectrice Catherine Favergeat, pour y parler de Paul-Jean Toulet, enfant prodige de la ville, qu’il évoqua si souvent dans ses poèmes et ses proses. Il y fut très heureux et infiniment triste. Il y mena une vie bohème et nonchalante, fréquenta le casino, les cafés, les grands hôtels et les petites femmes. Il y connut aussi une ingénue qui lui inspira ce poème: 

D’une amitié passionnée
Vous me parlez encor,
Azur, aérien décor,
Montagne Pyrénée,

Où me trompa si tendrement
Cette ardente ingénue
Qui mentait, fût-ce toute nue,
Sans rougir seulement.

Au lieu que toi, sublime enceinte, 
Tu es couleur du temps:
Neige en Mars; roses du printemps…
Août, sombre hyacinthe


9 novembre 2008

Des chiffres et des lettres


Je vous donne rendez-vous le dimanche 30 novembre pour la 24ème édition de la Fête du livre du Figaro Magazine, qui se tiendra au palais Brongniart, Place de la Bourse, dans le 2ème arrondissement de Paris. En attendant de vous y retrouver, je saisis l’occasion pour faire un peu d’histoire. 
Un culte chasse l’autre. Saviez-vous que la Bourse des valeurs que nous connaissons aujourd’hui fut construite sur l’emplacement du couvent des Filles Saint-Thomas? Supprimé à la Révolution, ce dernier fut démoli en 1807. Sa chapelle, devenue église paroissiale en 1801, fut quant à elle démolie en 1808, lorsqu’on jeta les fondements de la Bourse des valeurs, car elle occupait la moitié sud de la place actuelle. 
La construction de la Bourse débuta le 24 mars 1808, d’après les plans de l’architecte Alexandre-Théodore Brongniart. Ironie du sort, les fonds manquèrent et si la Bourse ne s’effondra pas - encore - sa construction fut lente. Elle ne fit pas la fortune de Brongniart, qui mourut en 1813. Eloi Labarre lui succéda. La construction s’arrêta néanmoins en 1814, avant d’être reprise sept ans plus tard, en 1821. Elle fut achevée en 1827. Moralité: Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage

28 octobre 2008

Rendez-vous

Si vous voulez siroter un Jurançon au café Champagne, saluer la statue du bon roi Henri IV sur la place royale, embrasser du regard la chaîne des Pyrénées, perdre votre argent au casino niché dans la verdure du parc Beaumont et peut-être apercevoir des ours, bref si vous voulez marcher sur les traces de Paul-Jean Toulet, rendez-vous à Pau le week-end du 22 et 23 novembre où je serai l’invité de la librairie Tonnet pour signer Prends garde à la douceur des choses, Paul-Jean Toulet une vie en morceaux.